dimanche 1 mai 2016

Enfin des Banh Cuon

Nous quittons aujourd'hui notre paradis terrestre mais le cœur moins gros que les années précédentes car généralement quand nous repartons de Phu Quoc sonne le glas de la fin du voyage. Mais cette fois nous sommes en début de parcours et nous devons retourner à Saigon pour mieux repartir vers Hué.

Reviendrons-nous à Phu Quoc ? Rien n'est moins sûr et si la réponse est oui, ce sera pour retrouver Marie, Régis et le personnel de chez Bo, Jenny et ses enfants, mais malheureusement plus l'île sauvage que nous avions connue.

Cependant ce séjour fut riche en rencontre. Nos copains italiens Clara, Marco et Fabio, Jérémy le sympathique stagiaire vendéen et An, des petites touristes chouchounes dont l'aînée tient un carnet de voyage, et la petite mignonne serveuse Bahnar qui respire la joie de vivre. Également en stage, elle a été prise en charge par l'association Poussières de Vie qui s'occupe, entre autre, de l'instruction scolaire des enfants des rues et, quand ils sont plus grands, les place en stage pour une embauche éventuelle. Elle également très active auprès des enfants de la minorité Bahnar, ethnie du centre Vietnam, dont An est originaire. Je vous invite à lire le rapport très instructif et complet d'un étudiant qui a été bénévole pour eux pendant six mois : http://www.fondationi3m.org/upload/file/Dossier%20Construire%20un%20avenir.pdf

 

 
 
 
Dernier déjeuner chez Bo, porc et calamars grillés, mais la cuisinère ne veut toujours pas nous suivre à Paris !  
 

Le traditionnel Burger King à l'aéroport pour le goûter et nous arrivons à Saigon en fin de journée, le temps de faire un peu de shopping et nous retournons dîner au Street Food Market, la nouvelle adresse que l'on vous conseille plus que vivement, avec ses stands de spécialités du pays vraiment bonnes et pas cher ! Et il y a même des Banh Cuon, raviolis à la farine de riz farcis à l'échine de porc et champignons noirs que je rêvais de manger dès mon arrivée ici. J'adore faire ce plat pour mes amis mais ma technique est un peu différente, je manque un peu de place chez moi pour la grosse casserole ...

 
 
 
 
 

mardi 26 avril 2016

Enfin Maya l'abeille

 

Aujourd'hui journée Nat Geo Wild à la découverte des ruchers de l'île. Féru de miels en tous genres et passionné d'apiculture, c'est une étape obligatoire pour Laurent et l'activité est nouvelle sur l'île.

Première visite à la poivrière de la sœur de notre copine Jenny, dont le mari s'occupe d'une trentaine de ruchers. Pas de protection pour lui, et un bout de carton pour tout enfumoir. Il cultive et vend sa petite production toute l'année car, sans hiver, pas de pause pour les abeilles. Outre le miel et le poivre (celui qui relève tous nos plats à Paris depuis six ans), il fabrique du vin de fruits de sim, autre spécialité de l'île.

 
 
 
 

 

Deuxième visite à la Phu Quoc Bee Farm, qui existe depuis moins d'un an et dont la volonté, outre la fabrication du miel, est de pratiquer une apiculture biologique et responsable. Ils tentent également d'informer les habitants sur l'importance du tri sélectif et la gestion des déchets (pas jeter ses ordures sur le bord de la route par exemple), mais là, c'est pas encore gagné.

 

 
 
 

Nichées dans verger luxuriant où ananas, avocats, durians et autres courges abondent, les ruches sont protégées des prédateurs (frelons, oiseaux, Laurent ...) dans des cabanes en bois et grillage. Dans les deux cas les abeilles sont importées d'Italie car elles produisent mieux et que les vietnamiennes sont une espèce fragilisée alors on les laisse en paix.

 
 
 

 

Retour chez Bo pour une séance de roulage et Laurent gagne le concours haut la main, un véritable professionnel, on pourrait presque monter un restaurant !

Nous décidons ensuite de faire un tour dans le nord de l'île, partie la plus sauvage il y a quelque temps, et la plus saccagée aujourd'hui. Nous avions déjà eu un choc l'année dernière en constatant l'apparition éclair d'un VinPearl Land (l'équivalent de Disneyland) en plein milieu de la jungle mais l'ambition démesurée de developer le tourisme de masse n'en était visiblement qu'à ses débuts ...

 
 
 
 

Nous poussons jusqu'à Ganh Dau, petit village de pêcheurs que nous aimions tant, et si le marché est resté aussi pittoresque, la jetée en bois qui menait à un petit café web a été remplacée par un bloc de béton. Il fallait s'y attendre.

 
 
 

Après tout ce béton, besoin de voir la verdure et cette petite pose chez un pépiniériste nous rafraîchira les idées.

 
 
 
 

Nous rentrons un peu dépités de notre virée nordiste, mais c'est avec grand plaisir que nous retrouvons de très sympathiques italiens rencontrés la veille au resort et avec qui nous avions décidé de prendre l'apéro ce soir. Clara et Marco sont graphistes à Milan et parlent très bien le français car Clara a vécu six mois à Marseille et Marco est né à Ventimille, ville frontalière de Menton que je connais bien pour y avoir passé toutes mes vacances enfant. Coucher de soleil sur la plage, cocktails et rires partagés, nous serions bien restés mais c'est notre dernière soirée et nous devons passer voir Jenny pour donner les cadeaux ramenés de Paris puis dîner au Night Market à Dong Duong. Elle est belle la vie.

 
 
 

 

 

 

 

Enfin la plage

Lors de notre premier séjour à Phu Quoc, on nous avait conseillé une magnifique plage de sable blanc bordée de cocotiers et léchée par une eau turquoise, au sud de l'île. Le lieu était en effet paradisiaque, très peu fréquenté avec une petite gargote délicieuse pour toute restauration. Nous avions essayé de la retrouver l'année dernière, et après avoir écumé des kilomètres en scooter pendant deux heures et atterrissant enfin sur une plage certes belle mais envahie de touristes, d'un restaurant de 500 places et de jet-skis vrombissants, nous en avions déduit qu'Eve avait dû croquer dans la pomme et que le paradis partait en couille.

Que nenni ! Régis propose de nous y accompagner en voiture et c'est parti mon kiki. Nous sommes accompagnés de Jérémy, adorable jeune vendéen de 19 ans, stagiaire chez Bo. En deuxième année d'école de commerce, il s'est inscrit sur un site internet dédié aux demandes de stage et c'est ici qu'il a atterri pour quatre mois (nous allons peut-être reprendre les études finalement). Et il est fan du PSG pour ne rien gâcher, on vous le promet cette serviette est la sienne !

 
 

Arrivés sur place nous ne pouvons que constater que c'est encore sublime ! Un bar restaurant un peu chic a remplacé la gargote mais cela reste fabuleux. Les photos parlent d'elles-mêmes ...

 

 
 
 
 

Retour vers le resort avec clim et Alice Cooper à fond. Ce soir dégustation du fameux poulet au curry, nous ouvrons avec Régis la bouteille de vin ramenée spécialement pour lui, et c'est un peu de Paris au Paradis.