dimanche 24 avril 2016

Enfin l'amour

 
Nous avions décidé d'aller aujourd'hui faire un tour vers Long Hai, à une dizaine de kilomètres de Vung Tau, où les plages seraient plus sauvages et moins fréquentées. Mais un réveil tardif en a décidé autrement et nous décidons de flaner et approfondir nos visites de l'an dernier. Première étape, nous rendre sur le site de la monumentale statue du Christ (32 mètres) érigée sur une colline et dominant la ville. Seule la nécessité d'y acheter un cadeau nous y conduit car le fils du seigneur est bien joli mais cette fois on le regardera d'en bas, l'ascension des 847 marches du mont Nho en plein cagnard est à faire une fois, pas deux.
 
 
 
Ensuite direction la maison de Paul Doumer, transformée en musée mais restée dans son jus. Mobilier d'époque, vue imprenable sur la baie, multiples ouvertures pour laisser entrer la brise marine, il faisait bon vivre au temps des colonies françaises. Construite pour lui en 1898 alors qu'il était gouverneur à Saigon et baptisée la "Villa Blanche" en hommage à sa fille, Paul Doumer y avait fait installer le cable (pas la TV hein, le télégraphe) pour venir s'y reposer en famille sans faillir à ses obligations professionnelles (qu'il disait). Une superbe collection de bonsaïs encerclent la maison, nichée dans une végétation luxuriante. On y passerait bien quelques années !
 
 
 
 
 
Mais le fait inoubliable de cette visite restera sans doute la rencontre avec un chaton roux qui comblera pour un temps le manque inexorable des calins de notre minette Guirou (ce blog est sponsorisé par 30 millions d'amis et la fondation Bardot).
 
Un petit chill sur hamac dans un café dont la spécialité est le yaourt maison, un Pho Ga (soupe au poulet) dans un resto en ville et c'est déjà l'heure de partir.
 
Nous embarquons sur l'hydrofoil à 16H30 et l'heure prévue d'arrivée à Saigon se situe vers 18h, juste à temps pour apercevoir un magnifique coucher de soleil. Nos voisins sont deux jeunes vietnamiens, qui ont envie de discuter mais comment faire quand nous n'avons aucune langue en commun ? Google Traduction ! (ce blog n'est pas sponsorisé par Google, ça marche que dalle). Nous arrivons bon gré mal gré à communiquer et cette phrase lue avant de nous séparer m'émut et m'émouvra encore longtemps : "merci tellement d'aimer mon pays".
   
 
 
 
 
Difficile d'enchainer après cette séquence d'une émotion insoutenable, mais la découverte d'un Street Food Market tout près de chez nous gorgé d'une multitude de spécialités toutes plus succulentes les unes que les autres pourrait également nous faire venir les larmes aux yeux ...
 
 

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